picto La sculpture et les œuvres murales donnent vie aux espaces intérieurs et extérieurs.

La sculpture et les œuvres murales donnent vie aux espaces intérieurs et extérieurs.

La sculpture et les œuvres murales sont des formes d'art qui transcendent les limites de la dimension et s'expriment à travers la matérialité et l'espace. Ces disciplines artistiques captivent l'imagination et créent des pièces uniques qui donnent vie aux espaces intérieurs et extérieurs.

Toile N°443

180 

Description

Oeuvre contemporaine avec des tons noirs et bruns, caractérisée par une distorsion expressionniste des formes. Les couleurs dominantes sont le vert foncé et le beige clair. Elle présente des hachures douces, des formes biomorphiques, une texture métallique et des éléments évoquant des formes gélatineuses.

Huile sur toile au format 20 x 20 cm.
Encadrée en bois brut (prête à être accrochée au mur ou peut être posée sur un meuble).
Au dos du tableau :
Datée: X. 2017
Numérotée: N°443.
Signée par l’artiste.

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Ce produit a été conçu par Sébastien Kirch

Sébastien Kirch expérimente la peinture à l’huile qu’il fabrique à partir de recettes à base d’huile de lin, d’essence de térébenthine et de pigments purs dont il manie les dosages avec expertise. Il créé ainsi d’énormes palettes de jus pigmentaires qu’il applique sur différents supports de son choix, comme la toile de lin dans de très nombreux formats de tableaux mais aussi sur des papiers choisis avec soin.
Les « papiers peints » originaux peuvent alors être posés sur un mur ou une partie d’un espace avec un ou plusieurs lés.

Toute la création artistique se déploie au sein de l’Atelier Fraenckel-Herzog, un vaste atelier installé dans une ancienne usine de draperie à Elbeuf-sur-Seine.
L’atelier est ouvert régulièrement au public ou sur rendez-vous pour répondre au mieux aux attentes des clients dans leur choix, notamment pour l’élaboration de « papiers peints » sur mesure.
Toiles dans de très nombreux formats ou papiers peints sur mesure, teintes de bleu, vert, violet et or, ou d’autres teintes sur demande, chacun peut venir faire son choix!

Texte de Yolande Guérout à propos de l’exposition « D’or & de pigments » de Sébastien Kirch à l’Alliance Française de Rouen

« Tout d’abord, rien ne semble être laissé au hasard tant le protocole de départ posé par Sébastien Kirch paraît rigoureux. C’est parce que l’artiste perçoit le potentiel qui est à l’œuvre dans la contrainte, qu’il la renouvelle, pour quelle devienne le cadre de son expérience artistique.  En mettant en place un rituel savamment orchestré, l’artiste peut se concentrer sur les variations qui s’opèrent dans l’ensemble de sa peinture. Cette répétition des gestes lui permet de capter dans ses séries, les moindres nuances de son œuvre. 

Le processus démarre lentement, dès l’achat du support qui est identifié par un numéro d’adoption puis intégré au catalogue. Ce support repose alors, dans l’atelier, en attente de sa prochaine naissance nous explique l’artiste, jusqu’à ce que de longues bandes verticales uniformes soient apposées sur celui-ci. Elles viennent offrir à l’intérieur de cet espace structuré, un terrain d’exploration de la couleur. 

Ensuite, refusant une certaine séduction de l’aplat coloré, Sébastien Kirch vient, dans un geste spontané, par la projection de solvant, maltraiter, agresser sa peinture.  C’est à ce moment-là que l’artiste, agenouillé devant sa toile, fasciné par l’alchimie, s’arrête, se détache de son œuvre. En dégraissant la peinture, il a suscité une lutte entre le gras et le maigre pour atteindre un autre état de la couleur-matière qui se délave, se décompose, s’irise en un amas de cellules presque organiques qui prolifèrent, à peine contenues par la grille et ses limites. De nouvelles formes aléatoires se dessinent passant par différentes phases de métamorphose que l’artiste nomme « dissolution cellulaire », « alvéolaire » puis « racinaire ». Pour un temps, il accepte d’être dépossédé de son œuvre et laisse la peinture s’animer d’une vie propre, de forces et de formes. La couleur devient mobile, énergie vitale et changeante. 

Cet imprévu de la couleur, Sébastien Kirch l’accueille, cependant, il doit maintenir un équilibre entre charge pigmentaire et dissolution pour garder les traces de cette vie intense. Il termine en maintenant la toile verticalement pour accélérer le processus de transformation et provoquer d’autres mélanges, le hasard achevant la toile. 

Ainsi, l’artiste nous explique que les toiles appelées «one shot» trouvent leur accomplissement dès le premier jus. Tandis que « les toiles qui résistent », celles qui sont jugées pas assez satisfaisantes auront un second passage. Jonchant le sol, ces supports repartiront à nouveau au jus et seront à nouveau bousculés, attaqués pour nous livrer le secret de leur sédimentation. En dégraissant la toile, l’artiste laisse apparaître les couches colorées sous-jacentes. Le processus de surimpression devient alors lisible grâce aux légers décalages produits lors des différents passages. 

Dans ce process de travail par stratification, Sébastien Kirch réussit ainsi à faire vibrer la couleur qui se sublime dans le glacis.  Caractérisée par son épaisseur, résistante et opaque au regard, la couleur s’agglomère par endroits, créant des zones de densité ou alors elle s’allège et nous permet ainsi de pénétrer jusqu’au grain de la toile pour devenir une fine pellicule colorée. La fuite du pigment dégage des zones de « silence rétinien » précise Sebastien Kirch en se référant à Simon Hantaï . Vidée à certains endroits de sa couleur, la toile donne la sensation d’être éclairée de l’intérieur, traversée de lignes de lumière. 

L’artiste éblouit la surface en la dématérialisant avec des voiles de poussières de pigments dorés, matière extraite du monde souterrain et appartenant en même temps au monde du divin. Il nous ramène ainsi à quelque chose de profond, enfoui en chacun de nous, provoquant cette coïncidence entre matière et esprit.

Finalement, Sébastien Kirch nous fait accéder à la genèse de la peinture avec la préparation des jus colorés au cours de laquelle il essaie d’en comprendre les secrets, les recettes oubliées. Il nous ramène de la même façon aux fondamentaux, en nous livrant la couleur comme matière vivante sur la toile. L’artiste nous éclaire à travers sa peinture sur les grandes lois de l’univers, sur ses phénomènes nous faisant basculer alternativement de l’infiniment grand à l’infiniment petit. Aussi, dans l’acte de peindre, l’artiste engage-t-il un processus analogue à celui du cosmos, une forme de création originelle. Cette recherche à travers les phénomènes micro et macroscopiques, permet d’accéder à une plus fine compréhension du monde, en rendant accessible au regard, l’univers mais aussi ce que l’on porte en soi, ce qui nous constitue. La peinture devient alors pour le spectateur, objet de connaissance du monde et de soi-même.

La couleur constitue aussi le médium qui permet à Sébastien Kirch de construire un univers, dans lequel l’artiste peut s’immerger et accéder à une plénitude. Il peut ainsi déclencher, à volonté, l’expérience picturale pour capter le potentiel du moment présent, tout en pensant à la prochaine peinture. Peindre revêt, pour l’artiste, une signification existentielle. C’est une manière de lutter contre la perte du temps, ce qui échappe à notre condition humaine. « 

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